Mon réveil sonne, je me lève avec contrainte. Je ne voulais pas aller en cours car je n'ai pas d'amie même pas un seul.
Je descends déjeuner, une tartine de chocolat et un ver de jus d'orange comme à mon habitude. Je suis en froid avec mes parents depuis 2 jours, je ne leur dis même pas bonjour.
Il est 8h45, je monte chercher mon sac et je file au collège.
Aujourd'hui, je commence à 9h30 par une heure d'espagnol, rien de plus chiant après un week-end à écouter de la musique. Je m'aperçois que la charmante brunette nommée Yulia n'est pas en cours ce matin.
A 10h20, la sonnerie retentit, c'est l'heure d'aller en recréation. Je sors de cours et file à mon casier et, sans faire exprès, je bouscule la miss Yulia.
Je m'aperçois qu'elle saigne au bras et je m'excuse de l'avoir bousculé et lui demande si ça va et si c'est moi qui l'ai fait saigner. Elle me répond que non. Elle me dit qu'elle s'est fait mal mais que ce n'est rien. Je lui demande comment cela lui était arrivé.
Elle était tombée, du moins c'était sa justification, mais ce sont des marques droites, trop droites qu'elle porte sur le bras, même un chat ne pourrait pas faire ça, rien d'autre qu'un couteau ou autre chose de coupant, je lui demande si par hasard elle ne s'était pas mutilée.
J'eus comme réponse que ce n'était pas mes affaires.
Je la regarde et lui dis qu'elle devait en parler à quelqu'un et que si elle avait besoin d'en parler j'étais là.
Elle me répondit qu'elle ne voulait pas en parler, encore moins à une rousse sans amie.
Cela me fit profondément mal. Je sortis des casiers le visage fermé.
A la fin de la journée, je rentrai chez moi quand j'eus l'impression d'être suivi par une personne plusieurs fois. Je me retournai mais je ne vis personne. Je décidai de me glisser dans une impasse, et là je vis Yulia qui me cherchait.
Je la pris par le bras :
_ « Pourquoi tu m'espionnes ? »
_ « Euh...C'est pour m'excuser de ce matin, c'est toi qui avais raison... J'ai besoin d'en parler mais je ne veux pas que cela soit répété au CPE ou à qui que ce soit du collège. Puis je sais que mes potes le diraient s'ils l'apprenaient mais je sais aussi que tu as peur de moi donc je compte t'en parler et menacer de te taper si tu le balances » me dit-elle.
_ « Alors, sache que tu te goures, je n'ai pas peur de toi, mais je sais que je peux t'écouter et te promettre de pas le répéter. »
_ « Mais pourquoi ferais-tu cela ? Si c'est pour que tu ne sois plus seul au collège, tu peux toujours courir ! »
_ « Alors, si je veux faire ça, c'est pour t'aider, et sache que j'en ai rien à faire d'être seule au collège, c'est comme ça depuis la crèche. Bon... si tu veux m'en parler je t'écoute ! »
_ « Je veux bien t'en parler mais je ne veux pas qu'on me voit avec la sans amie alors on va chez moi mais on fait ça discrètement s'il te plaît. »
_ « La sans amie s'appelle Elena ou Lena, comme tu veux. »
_ « Alors je préfère t'appeler Lena, c'est plus classe. Bon... Tu viens chez moi ou tu restes là ? » Elle est mignonne mais vraiment désagréable.
_ « C'est bon je te suis... »
Nous prîmes le chemin qui menait chez elle.